Températures extrêmes, canicules… ça chauffe aussi pour la faune et la flore sauvages !
Pour eux, aucune climatisation, aucun ventilateur, pas possible non plus de mettre sa tête dans le congélateur ou de s’enfermer ‘dans le noir’ toute la journée…
La faune et la flore sauvages sont condamnés à subir les fortes chaleurs et les canicules. Une contrainte qui s’ajoute aux nombreuses pressions et dangers qu’ils auxquels ils sont soumis. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas totalement impuissants face à ce constat ; oui l’être humain peut aider, à son échelle, la faune et la flore à mieux supporter et traverser ces épisodes compliqués, qui malheureusement tendent à se multiplier. L’exceptionnel d’hier deviendra le banal de demain, et en apprenant les bons gestes dès aujourd’hui, on peut au moins tenter de limiter les dégâts pour ceux qui n’en ont pas les moyens.
Voici donc quelques actions que (presque) tout le monde peut mettre en place chez lui – ou sur son lieu de travail – pour aider notamment les animaux sauvages lors d’épisodes de fortes chaleurs :
Limiter la tonde et la fauche des zones enherbées
La végétation haute conserve une certaine humidité, profitable aux plantes qui la composent, mais également au sol, qui est préservé de la sécheresse. Elle fait également office de zone refuge pour de nombreuses espèces animales.
Eviter également de tailler les haies et les arbres entre le 15 Mars et le 15 Août, ou lors d’événements météorologiques extrêmes.
Proposer des points d'eau adaptés
Proposez les à différentes hauteurs quand c’est possible : au sol, surélevés…
Les positionner idéalement à l’ombre et/ou changer l’eau tous les jours afin de veiller à ce qu’elle reste fraiche.
Contrôler l'arrosage de la végétation
Qu’il s’agisse d’une pelouse, de zones non fauchées, de haies, d’arbres, arbustes ou d’un potager, l’arrosage est préconisé aux heures les moins chaudes de la journée, plutôt en soirée, afin de limiter l’évaporation et l’évapotranspiration excessive.
Arroser en quantité suffisante mais pas trop !
Sur sol nu, vous pouvez disposer un paillage (paille, copeaux de bois, etc) afin de maintenir la terre humide : cela limitera la fréquence d’arrosage et favorisera le maintient de l’humidité dans le sol, et donc une limitation de la sécheresse (et des risques associés : un sol sec est moins résilient face à une importante et soudaine quantité d’eau lors d’orages par exemple) et créera un refuge pour la petite faune.
Au pieds des arbres et arbustes un paillage peut être également disposé, ou bien laisser simplement la végétation haute, elle maintiendra le sol frais efficacement !
Proposer des abris et refuges pour la faune
Un tas de bois, de pierre, de branches…
Il existe de nombreux plans de construction de gîtes, soit en bois, soit à partir d’éléments de récupération, dans des livres ou en accès sur internet.
Les pièges et dangers
Les points d’eau profonde :
L’exemple typique est la piscine, qui devient un piège mortel pour de nombreuses espèces animales en quête d’eau. Les récupérateurs et conteneurs d’eau non fermés sont également très dangereux.
Pour limiter les risques : disposer une rampe ou un système qui permet facilement aux animaux tombés de s’extraire de l’eau.
Les produits chimiques :
Limiter voire supprimer l’utilisation d’insecticides, pesticides, fongicides… La concentration des molécules volatiles de ces produits est plus importante en cas de forte chaleur, car l’air circule moins bien et reste à proximité du sol. Par ailleurs, éviter d’utiliser des matériaux traités au jardin (ex : bois vernis, etc) et du plastique, qui concentre la chaleur.
