L’association réalise le suivi de plusieurs carrières du territoire (entre 6 et 9, selon les années). Les études vont des inventaires pré-implantation, aux mesures compensatoires, en passant par le réaménagement.
L’ANN suit plusieurs taxons tels que les amphibiens, les oiseaux, les odonates ou encore la flore. Une attention particulière est également portée sur les espèces exotiques envahissantes.
La réglementation rend obligatoire la mise en œuvre de suivis spécifiques sur les parcs éoliens afin d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité, notamment la faune volante (oiseaux, chauves-souris). Dans ce cadre, l’ANN réalise des suivis dits ‘Mortalité’, qui consistent à inventorier les animaux victimes de collisions avec les éoliennes, selon un protocole réglementé.
Ces suivis sont à réaliser dans les 12 mois suivant la mise en service du parc, quelle que soit sa taille, puis de manière régulière afin de vérifier, enrichir et mettre à jour les études. Les résultats obtenus permettent ensuite aux gestionnaires d’ajuster le fonctionnement des éoliennes afin d’en limiter ses impacts sur les espèces ; c’est ce que l’on appelle le bridage.
L’ANN réalise également des suivis oiseaux (par exemple le suivi et la protection de la nidification des busards) et insectes sur certains parcs.
Bâtiment rénové agrémenté de nichoirs à chiroptères - directement intégrés à l'isolation lors des travaux (fentes visibles sur le haut de l'immeuble)
L’association réalise et/ou aide au montage de dossiers de dérogation (par exemple de destruction d’espèces protégées), notamment dans le cadre des rénovations de bâti. En effet, la transition énergétique pousse à la rénovation thermique, et les travaux peuvent impacter la faune urbaine.
La plupart des espèces de faune qui utilisent le bâti sont des espèces protégées, parmi lesquelles ont retrouve principalement :
► Les oiseaux : parmi lesquels on retrouve des passereaux comme le Martinet noir (Apus apus), l’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum), le Moineau domestique (Passer domesticus). Egalement des rapaces tels que le Faucon crécerelle (Falco tinnuculus), le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), la Chouette effraie (Tyto alba) ou encore la Chouette chevêche (Athene noctua) qui peut utiliser le bâti ancien en vieilles pierres dans les zones rurales.
► Les mammifères : principalement les chauves-souris (34 espèces en France, toutes protégées), mais également des rongeurs tels que le Loir gris (Glis glis).
Dans la plupart des cas, l’association réalise un diagnostic afin de détecter la présence de ces espèces dans le bâti concerné par le projet. En fonction du type de travaux prévus, les impacts sont variables. Ils peuvent être inexistants ou très importants. En fonction de ces constats, l’association propose la mise en place de mesures compensatoires adaptées, et aide (ou réalise entièrement) à la rédaction du dossier de demande de dérogation, à transmettre à la DREAL.
Agir en amont d’un projet en faisant appel à une association permet d’éviter des interventions parfois plus coûteuses par la suite. Anticiper en s’alignant sur la réglementation est essentiel si vous souhaitez que votre projet se déroule bien !
Bâtiment en cours de rénovation thermique : les travaux ont eu lieu en dehors de la période de présence des oiseaux.
Nichoirs artificiels (mesure compensatoire) et nichoirs naturels d'hirondelles de fenêtre sur des bâtiments rénovés
Tout projet d’aménagement du territoire doit prendre en compte le triptique ERC : éviter, réduire ou compenser. En fonction des impacts identifiés, un projet devra proposer en priorité des mesures d’évitement de l’impact, de réduction, et dans les cas les plus extrêmes, de compensation.
L’ANN suit actuellement plusieurs site de compensation suite à divers aménagements territoriaux : carrières, sites industriels, rénovation de bâti, etc.
Les suivis de ces mesures consistent généralement en une vérification de l’efficacité des dispositifs mis en places (protection de sites, création de jachères, replantation, recréation de mares, poses de nichoirs artificiels, etc).
